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  Actualité : Colloque Santé Environnement - 23 Mars 2012
 

Et le corail devint un animal !

Malgré cette utilisation plusieurs fois millénaire, la nature réelle du corail rouge est restée longtemps mystérieuse et de nombreux et vifs débats ont opposé partisans d'un corail végétal aux partisans du corail animal voire minéral. Il faut attendre le XVIIIème siècle avec les travaux d'un jeune médecin marseillais, Jean-André PEYSSONNEL, pour que la nature animale du corail rouge soit enfin reconnue. Il écrit au Directeur de l'Académie des Sciences, le célèbre savant René-Antoine FERCHAULT DE RÉAUMUR : "j'observais ce que nous croyons être la fleur de cette prétendue plante n'est au vrai qu'un insecte semblable à une petite ortie... J'avais le plaisir de voir remuer les pattes de cette ortie, et ayant mis le vase plein d'eau où le corail était à une douce chaleur auprès du feu, tous les petits insectes s'épanouirent" (McConnel, 1990 ; Weinberg, 1993).

Cependant, RÉAUMUR, influencé par les connaissances de l'époque, ne croit pas aux observations de PEYSSONNEL et les critique. Mais, les travaux du Hollandais TREMBLEY sur l'hydre verte, qui venaient de montrer la nature animale de ce qui allait devenir un proche parent du corail, ébranlèrent Réaumur. Dans la préface de son "Mémoires pour servir à l'histoire des Insectes" (1742), dans laquelle il décrit pour la première fois les résultats de Trembley, Réaumur fait amende honorable : "le soin porté par Monsieur PEYSSONNEL pour réaliser ses observations aurait dû me convaincre plus tôt que les fleurs du Comte de MARSIGLI étaient réellement des animaux". Le corail était définitivement un animal.


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Dernière mise à jour le : samedi 28 janvier 2012
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