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  Actualité : Colloque Santé Environnement - 23 Mars 2012
 

La Pêche du Corail Rouge

On estime actuellement que la quantité annuelle de corail rouge pêchée en Méditerranée est de 70 tonnes (FAO, 1989). Si l'espèce corail rouge ne semble pas en danger, par contre, sa haute valeur économique, ou tout simplement son attrait sur les plongeurs amateurs a provoqué la surexploitation des zones de faibles profondeurs, aboutissant à sa totale disparition en beaucoup d'endroits sur nos côtes. La pêche professionnelle se pratiquait traditionnellement jusqu'à il y a peu de temps encore grâce à des engins traînants. La Croix de Saint-André est constituée d'une croix de bois ou plus récemment d'acier à laquelle sont attachés des filets. Traînée par le bateau sur des fonds d'une cinquantaine de mètres, la croix brise les colonies de corail dont les morceaux se prennent dans les filets. Un tel équipage remonte de 1 à 2 tonnes de corail par an. Mais les dégâts sur le fond sont importants, et surtout non spécifiques. Par contre, les nombreux petits morceaux restants sur le sol peuvent permettre le bouturage.

De nos jours, la majorité de la pêche est effectuée en scaphandre autonome, un plongeur pouvant collecter ainsi jusqu'à 200 à 300 kg annuellement en 200 plongées environ. Cette méthode apparaît beaucoup plus sélective. Le corailleur ne voulant pas détruire le banc de corail qu'il exploite, ne ramassera que les grosses branches (supérieures à 7 mm de diamètre) dont la valeur marchande est plus importante. Malheureusement, les nouvelles techniques de bijouterie permettent, à partir de fragments de squelette réduit en poudre, de reconstituer grâce à des résines synthétiques un morceau de corail. Ces méthodes risquent rapidement de provoquer le ramassage des colonies de petites tailles, jusqu'ici non commercialisables.


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Dernière mise à jour le : samedi 28 janvier 2012
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