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Au siècle dernier, les ouvrages touristiques sur Monaco mentionnaient
la pêche du corail parmi les activités sportives : "on
pratique dans la mer enchanteresse de la principauté la pêche
d'une végétation marine (sic) qui fait l'ornement de la
toilette des dames, nous voulons parler du corail, un arbrisseau de marbre
rose qui vit comme les anémones et les algues verdoyantes
.
La recherche du corail dans les parages de la Principauté monégasque
est un spectacle fort curieux qui attire de nombreux amateurs passionnés"
(Révoil, 1878, pages 280-282).
Afin de reconstituer les stocks dans les zones où le corail a
été surexploité, ou même de coloniser des zones
favorables, l'A.M.P.N. (lAssociation Monégasque
pour la Protection de la Nature) a entrepris des expériences
de coralliculture. Une première expérience de coralliculture
avait été tentée près de Banyuls-sur-Mer en
1979 par Steven Weinberg. Poursuivant ces expériences, l'A.M.P.N.
a construit des grottes artificielles afin de recréer le milieu
naturel du corail rouge et dans lesquelles le bouturage pourrait être
effectué. Cette méthode permet ainsi une semi-culture en
milieu contrôlé. Les expériences, réalisées
à la profondeur où le corail vit naturellement, ont montré
que le bouturage du corail rouge de même que la collecte de colonies
issues de la reproduction sexuée était possible ouvrant
la voie de la coralliculture (A.M.P.N., 1995).
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