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  Actualité : Colloque Santé Environnement - 23 Mars 2012
 

Taxonomie et biologie des coraux
  La nutrition

Les Cnidaires sont à la fois hétérotrophes et autotrophes par rapport au carbone. Bien que la présence de zooxanthelles au sein des tissus animaux assure jusqu'à 150 % des besoins énergétiques du corail, ils conservent un comportement de prédateur. Il a été mis en évidence les mécanismes complexes utilisés par les coraux pour capturer du plancton, pour utiliser des détritus ainsi que de la matière organique dissoute. La nutrition hétérotrophe utilise les tentacules, le mucus, les cellules ciliaires et surtout les cnidocytes. Lors de captures de proies, les cnidocytes présents sur les tentacules les paralysent, puis les tentacules les portent vers la bouche. Les proies et diverses particules organiques peuvent être piégées au niveau du cœnosarque, elles sont alors engluées dans du mucus puis, grâce à l'action conjuguée des mouvements ciliaires et des tentacules, les agrégats sont transportés vers la bouche, puis vers le cœlentéron pour y être digérés. Dans quelques cas, les filaments mésentériques peuvent être éjectés pour permettre une digestion externe. Les coraux sont aussi capables d'assimiler directement la matière organique dissoute par absorption ainsi que de la matière organique en suspension.

  Cnidocyte : cellule urticante

Lors de la capture de proies, les Cnidaires utilisent un type cellulaire qui caractérise tout l'embranchement, le cnidocyte. C'est une cellule sensorielle et sécrétrice dont 30 types ont été décrits dans le phylum des Cnidaires.

Cette cellule hautement spécialisée sert à la capture de proies et à la protection de l'organisme. Elle comporte une capsule qui enferme un filament urticant, le cnidocyste, enroulé autour d'un axe, invaginé à la façon d'un doigt de gant, baignant dans une matrice liquide généralement toxique qui est injectée dans l'éventuelle proie lors du fonctionnement du cnidocyste. La cellule porte un cnidocil orienté vers le milieu extérieur, dont la stimulation mécanique engendre un signal électrique qui provoque l'exocytose explosive du cnidocyste. Chez Hydra, ce mécanisme d'exocytose dure moins de 3 millisecondes. Dans la capsule règne une pression d'origine osmotique de 1,5 107 Pa, due à la présence de cations inorganiques (K+, Mg2+ ou Ca2+) et de quelques rares polyanions. Les cnidocystes ne fonctionnent qu'une seule fois et sont incapables de se régénérer. Les cellules sont remplacées par de nouvelles cellules dérivées de la différenciation de cellules pluripotentes, les cellules interstitielles.


  Mucus : caractéristique adaptative d'un organisme benthique

Chez les coraux, le mucus est utilisé lors de processus aussi variés que la nutrition, la protection contre la sédimentation ou contre la dessiccation lors de l'émersion pendant des marées basses. Le mucus est une substance hydrophile constituée de complexes glycolipidiques et glycoprotéiques caractérisés par une liaison carbone-phosphore résistante à l'hydrolyse qui le rend très différent de celui d'autres invertébrés et de vertébrés. À la surface de la colonie, le mucus est colonisé par une microflore et piège la matière en suspension. Il est alors rapidement dégradé et recyclé par des bactéries et par du zooplancton. La production de mucus est accrue en cas de stress provoqué par exemple par une hypersédimentation. Le mucus piège alors les particules puis il est éliminé par des mouvements ciliaires.

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Dernière mise à jour le : samedi 28 janvier 2012
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