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  Actualité : Colloque Santé Environnement - 23 Mars 2012
 

Taxonomie et biologie des coraux
  La symbiose

  La symbiose chez les Scléractiniaires

  Taxonomie et caractéristiques du symbiote

Les premières descriptions taxonomiques des zooxanthelles ont été réalisées sur une méduse du genre Cassiopea, il s'agissait de la première description d'un Dinoflagellé symbiotique, Symbiodinium microadriaticum.

Dans de nombreux taxons, les zooxanthelles sont transférées de l'adulte à l'oeuf. Dans le cas d'organismes adultes aposymbiotiques, ceux-ci sont capables de rétablir l'association avec des zooxanthelles. Chez les organismes adultes, les zooxanthelles sont essentiellement regroupées par deux ou trois dans les cellules endodermiques orales et sont contenues dans une vésicule délimitée par une membrane de la cellule animale, la vésicule périsymbiotique. Le Dinoflagellé et cette vésicule forment le symbiosome. Ainsi, d'un point de vue écologique, au sein des cellules animales, les zooxanthelles bénéficient d'une stabilité de milieu, elles ne sont plus soumises à la sédimentation, elles sont protégées du broutage et peuvent bénéficier des produits du catabolisme du corail. Les coraux quant à eux, acquièrent une source de carbone leur permettant, dans certains cas, d'être autotrophes.
Les pigments des zooxanthelles sont à l'origine de la couleur des coraux, sauf lorsque ceux-ci disposent de pigments surnuméraires qui leur confèrent des couleurs plus vives et fluorescentes. Les zooxanthelles ont une forme sphéroïde de 9 à 12 µm pour un volume moyen de 400 à 600 µm3. La biomasse respective des deux partenaires reste difficile à estimer, le plus souvent, les zooxanthelles sont comptées soit par polype soit par unité de surface de tissu animal et bien que leur abondance soit fonction des espèces, elle est estimée entre 1 et 10 106 zooxanthelles par cm2 de tissu animal.


  L'association symbiotique et la calcification

La caractéristique principale de l'association "corail - Dinoflagellés" réside en la capacité des zooxanthelles à réaliser la photosynthèse au sein même d'une cellule animale. Il est admis que les zooxanthelles sont à l'origine du succès des récifs coralliens en contribuant, entre autre, aux besoins métaboliques des cellules hôtes. La relation entre la présence de zooxanthelles et la capacité à calcifier des coraux reste incomprise. De nombreux auteurs mettent en évidence une stimulation de la calcification par la lumière, stimulation qui aurait pour origine l'activité photosynthétique des zooxanthelles.

En revanche, d'autres Cnidaires comme le corail rouge, le corail noir ou les coraux sciaphiles n'abritent pas de zooxanthelles et synthétisent pourtant un squelette.


  Le phénomène de blanchissement

Le blanchissement correspond à la perte de la coloration des coraux laissant transparaître le squelette blanc. Il est consécutif à la perte, soit des zooxanthelles symbiotiques, soit à la disparition des pigments photosynthétiques. Les causes et les mécanismes de cette altération restent actuellement inconnus.
La plupart des hypothèses suggèrent que des températures élevées, une intensité anormale d'ultraviolets, ou l'augmentation de la pression partielle en CO2 sont à l'origine des épisodes de blanchissement. Le blanchissement pourrait être une réaction adaptative plutôt que pathologique, provenant d'une opportunité saisie par le corail de se recombiner avec d'autres zooxanthelles plus aptes à s'accommoder d'un environnement modifié.

Note - Ces informations sont extraites du document suivant :

Thèse de Doctorat de l'Université de Nice Sophia-Antipolis, Sciences de la Vie.
Tambutté Eric (1996)
"Processus de calcification d'un Scléractinaire Hermatypique Stylophora pistillata - Croissance in situ à Mururoa"

Thèse d'Université Nice Sophia-Antipolis, pp 295.
Observatoire Océanologique Européen du Centre Scientifique de Monaco, Commissariat à l'Énergie Atomique, Laboratoire de Détection et Géophysique et Service Mixte de Surveillance Radiologique et Biologique de l'Homme et de l'Environnement.
Contrat de Formation par la Recherche du Commissariat à l'Énergie Atomique.
Directeurs de Thèse : Professeur Jean Jaubert et Docteur Denis Allemand.


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Dernière mise à jour le : samedi 28 janvier 2012
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