Les premières descriptions taxonomiques des zooxanthelles
ont été réalisées sur une méduse du genre
Cassiopea, il s'agissait de la première description d'un Dinoflagellé
symbiotique, Symbiodinium microadriaticum.
Dans de nombreux taxons, les zooxanthelles sont transférées
de l'adulte à l'oeuf. Dans le cas d'organismes adultes aposymbiotiques,
ceux-ci sont capables de rétablir l'association avec des zooxanthelles.
Chez les organismes adultes, les zooxanthelles sont essentiellement regroupées
par deux ou trois dans les cellules endodermiques orales et sont contenues
dans une vésicule délimitée par une membrane de la
cellule animale, la vésicule périsymbiotique. Le Dinoflagellé
et cette vésicule forment le symbiosome. Ainsi, d'un point de vue
écologique, au sein des cellules animales, les zooxanthelles bénéficient
d'une stabilité de milieu, elles ne sont plus soumises à
la sédimentation, elles sont protégées du broutage
et peuvent bénéficier des produits du catabolisme du corail.
Les coraux quant à eux, acquièrent une source de carbone
leur permettant, dans certains cas, d'être autotrophes.
Les pigments des zooxanthelles sont à l'origine de la couleur des
coraux, sauf lorsque ceux-ci disposent de pigments surnuméraires
qui leur confèrent des couleurs plus vives et fluorescentes. Les
zooxanthelles ont une forme sphéroïde de 9 à 12 µm
pour un volume moyen de 400 à 600 µm3.
La biomasse respective des deux partenaires reste difficile à estimer,
le plus souvent, les zooxanthelles sont comptées soit par polype
soit par unité de surface de tissu animal et bien que leur abondance
soit fonction des espèces, elle est estimée entre 1 et 10
106 zooxanthelles par cm2 de tissu animal.
L'association symbiotique et la calcification
La caractéristique principale de l'association
"corail - Dinoflagellés" réside en la capacité
des zooxanthelles à réaliser la photosynthèse au sein
même d'une cellule animale. Il est admis que les zooxanthelles sont
à l'origine du succès des récifs coralliens en contribuant,
entre autre, aux besoins métaboliques des cellules hôtes. La
relation entre la présence de zooxanthelles et la capacité
à calcifier des coraux reste incomprise. De nombreux auteurs mettent
en évidence une stimulation de la calcification par la lumière,
stimulation qui aurait pour origine l'activité photosynthétique
des zooxanthelles.
En revanche, d'autres Cnidaires comme le corail rouge, le corail noir
ou les coraux sciaphiles n'abritent pas de zooxanthelles et synthétisent
pourtant un squelette.
Le phénomène de blanchissement
Le blanchissement correspond à la perte de la coloration
des coraux laissant transparaître le squelette blanc. Il est consécutif
à la perte, soit des zooxanthelles symbiotiques, soit à la
disparition des pigments photosynthétiques. Les causes et les mécanismes
de cette altération restent actuellement inconnus.
La plupart des hypothèses suggèrent que des températures
élevées, une intensité anormale d'ultraviolets, ou
l'augmentation de la pression partielle en CO2
sont à l'origine des épisodes de blanchissement. Le blanchissement
pourrait être une réaction adaptative plutôt que pathologique,
provenant d'une opportunité saisie par le corail de se recombiner
avec d'autres zooxanthelles plus aptes à s'accommoder d'un environnement
modifié.
Note - Ces informations sont extraites du document
suivant :
Thèse de Doctorat de l'Université de Nice Sophia-Antipolis,
Sciences de la Vie.
Tambutté Eric (1996)
"Processus de calcification d'un Scléractinaire Hermatypique
Stylophora pistillata - Croissance in situ à Mururoa"
Thèse d'Université Nice Sophia-Antipolis, pp 295.
Observatoire Océanologique Européen du Centre Scientifique
de Monaco, Commissariat à l'Énergie Atomique, Laboratoire
de Détection et Géophysique et Service Mixte de Surveillance
Radiologique et Biologique de l'Homme et de l'Environnement.
Contrat de Formation par la Recherche du Commissariat à l'Énergie
Atomique.
Directeurs de Thèse : Professeur Jean Jaubert et Docteur Denis
Allemand.