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Anthozoaires - Une des quatre classes de Cnidaires (avec les Hydrozoaires, les Scyphozoaires et les Cubozoaires). Littéralement, "Animal-Fleur". Les Anthozoaires regroupent une grande variété d'organismes subdivisés en deux sous-classes : les Octocoralliaires qui comportent 8 (ou un multiple de 8) tentacules autour de la bouche et les Hexacoralliaires (6 ou un multiple de 6 tentacules). Les Anthozoaires ne comportent que le stade polype dans leur cycle biologique.

Anthropique
- Résultant de l'activité humaine.

Azooxanthellé - ne possède pas de zooxanthelles. Certaines espèces peuvent comprendre à la fois des individus zooxanthellés et azooxanthellés.

  B  

Biominéralisation - processus biologique par lequel un organisme vivant transforme des ions en solution dans le milieu extérieur en une structure cristalline hautement organisée, le biominéral. Celui-ci peut présenter divers aspects :
- microcristaux chez les invertébrés marins (spicules de corail rouge ou d'éponges par exemple), otolithes de poissons, otoconie présents dans notre oreille interne,
- mais aussi des structures qui peuvent atteindre plusieurs centaines de kilomètres de longueur, les récifs coralliens.

Le biominéral, s'il ressemble à un morceau de roche, est bien une structure biologique : son exceptionnelle résistance (la nacre par exemple possède une pression de rupture 10 fois supérieure à celle du béton) lui est conférée par la présence d'une charpente de macromolécules organiques arrangées de façon similaire au ferraillage du béton armé. L'importance de la biominéralisation dépasse largement le niveau de l'organisme, puisqu'elle affecte à long terme nos écosystèmes : la biominéralisation modèle nos paysages géologiques ainsi que notre atmosphère. Ainsi, les ontagnes calcaires qui nous entourent (comme comme les Préalpes provençales ou les Dolomites) sont le résultat du dépôt, il y a quelques 500 millions d'années, de squelettes d'organismes marins, y compris des coraux constructeurs de récifs qui étaient alors présents sous nos latitudes. Également, la biominéralisation a permis d'éliminer de notre atmosphère primitive le gaz carbonique présent en excès, et a ainsi permis à la vie de s'installer.
La biominéralisation a également de nombreuses applications dans des domaines variés : biomédical (l'ostéoporose est par exemple l'une des maladies qui coûtent le plus cher à nos sociétés), technologie des matériaux....

Blanchissement
- Il correspond à la perte de la coloration des coraux laissant transparaître le squelette blanc. Il est consécutif à la perte, soit des zooxanthelles symbiotiques, soit des pigments photosynthétiques. Les causes et les mécanismes de cette altération restent actuellement inconnus. L'étude histologique des tissus blanchit permet toutefois d'avancer trois mécanismes différents de blanchissement. Ils incluent la dégénérescence des zooxanthelles in situ, le relarguage de zooxanthelles par les filaments mésentériques et le relarguage par la bouche, via le cœlentéron, de cellules endodermiques entières avec leurs zooxanthelles. Sur une même colonie les trois processus peuvent avoir lieu simultanément. Il n'y a pas de mécanisme propre à chaque espèce. Le relarguage de cellules par le cœlentéron semble être la réponse à un choc thermique correspondant à des tissus soumis à des conditions extrêmes, en voie de dégénérescence plutôt qu'à un stade intermédiaire de blanchissement.
La plupart des hypothèses suggèrent que des températures élevées, une intensité anormale d'ultraviolets, ou l'augmentation de la pression partielle en CO2 sont à l'origine des épisodes de blanchissement.
Certains auteurs suggèrent que le blanchissement pourrait être une réaction adaptative plutôt que pathologique, provenant d'une opportunité saisie par le corail de se recombiner avec d'autres zooxanthelles plus aptes à s'accommoder d'un environnement modifié.


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Calcaire - Roche contenant au moins 50 % de carbonate de calcium (CaCO3). C'est un élément constitutif important du relief formé par sédimentation (on parle de roches sédimentaires) d'organismes vivants, principalement coraux, foraminifères (nummulites, globigérines), algues calcaires unicellulaires, coccolithophores... Les falaises d'Étretat ou les matériaux utilisés pour faire les pyramides d'Égypte sont constitués d'une accumulation de squelettes d'organismes unicellulaires (algues calcaires Coccolithes, Foraminifères). Le carbonate de calcium peut cristalliser sous trois formes : la calcite (cristaux rhomboédriques), l'aragonite (cristaux orthorombique) et la vathérite. Les roches calcaires se reconnaissent facilement par leur solubilité dans l'acide avec dégagement de gaz carbonique.

Carbonate
- Élément minéral formé par la précipitation de carbone inorganique dissous (bicarbonate formé par dissolution dans l'eau du gaz carbonique). Le carbonate peut être associé au calcium (calcaire), au magnésium et au calcium (Dolomie), au cuivre (malachite) ou bien au strontium (Strontianite).

Cnidaires
- Embranchement d'organismes eucaryotes (cellules à noyau) métazoaires (état pluricellulaire). Ils sont caractérisés par un état diploblastique, une symétrie radiaire et la présence de cellules urticantes hautement spécialisées, les cnidocytes. Ils présentent un grand polymorphisme, pouvant passer dans leur cycle biologique d'un stade méduse à un stade polype. Ils étaient initialement classés avec les Cténaires sous le nom de Coelentérés. Cuvier (1769-1832) classait ces organismes sous le nom de Zoophytes (ou animaux-plantes) qui regroupaient également les Protozoaires, les Spongiaires, les Échinodermes, les Bryozoaires. Les Cnidaires se présentent sous l'aspect d'un sac à une seule ouverture faisant office à la fois de bouche et d'anus, entourée de tentacules. La bouche s'ouvre sur une cavité, le coelentéron, ou cavité gastro-vasculaire, appareil digestif et circulatoire tout à la fois.

Cnidocytes (ou nématocytes, ou cellules de Nessel) -
Lors de la capture de proies, les Cnidaires utilisent un type cellulaire qui caractérise tout l'embranchement, le cnidocyte. C'est une cellule sensorielle et sécrétrice dont 30 types ont été décrits dans les Cnidaires. Cette cellule hautement spécialisée sert à la capture de proies et à la protection de l'organisme. Elle comporte une capsule qui enferme un filament urticant, le cnidocyste, enroulé autour d'un axe, invaginé à la façon d'un doigt de gant, baignant dans une matrice liquide généralement toxique qui est injectée dans l'éventuelle proie lors du fonctionnement du cnidocyste. La cellule porte un cnidocil orienté vers le milieu extérieur, dont la stimulation mécanique engendre un signal électrique qui provoque l'exocytose explosive du cnidocyste. Chez Hydra, ce mécanisme d'exocytose dure moins de 3 millisecondes. Dans la capsule règne alors une pression d'origine osmotique de 1,5 107 Pa, due à la présence de cations inorganiques (K+, Mg2+ ou Ca2+) et de quelques rares polyanions. Les cnidocystes ne fonctionnent qu'une seule fois et sont incapables de se régénérer. Les cellules sont remplacées par de nouvelles cellules dérivées de la différenciation de cellules pluripotentes, les cellules interstitielles.

Coelentérés
- Ancien nom d'un embranchement qui regroupait les Cnidaires et les Cténaires (ou Cténophores).

Colonie -
formée par bourgeonnement d'un organisme initial et dont les individus vivent en étroite relation les uns avec les autres (partage de ressources...). C'est ainsi qu'il est possible de les dénommer super-organisme. La colonie peut, par fragmentation artificielle ou naturelle, donner de nouveaux individus qui seront à l'origine d'une nouvelle colonie. Très fréquent chez les Cnidaires et les Bryozoaires (ou Ectoproctes). À différencier d'une société, formée d'individus issus d'une reproduction sexuée.

Coenosarque
- Les polypes coralliens sont reliés entre eux par le coenosarque. Le coenosarque est constitué par la superposition du tissu oral et du tissu aboral qui délimitent l'espace cœnosarqual, prolongement du cœlentéron (gavité gastrovasculaire). Il permet à l'ensemble des polypes de se comporter comme une réelle colonie, c'est-à-dire qu'en assurant la communication des polypes entre eux, il rend possible le transport de matière ingérée (matière organique dissoute ou particulaire) d'un site à l’autre de la colonie corallienne.

Corail
- Ce nom est relativement imprécis car il recouvre une large gamme d'organismes. Il a été donné initialement au corail rouge de Méditerranée (corail des bijoutiers ou Corallium rubrum). Ce mot désigne actuellement de nombreuses espèces de Cnidaires dont les caractéristiques anatomiques et biologiques peuvent être très différentes : ils peuvent en effet fuir la lumière et vivrent dans les profondeurs de la mer (corail rouge de Méditerranée) ou au contraire à proximité de la surface des eaux pour faire bénéficier leurs symbiotes d'un ensoleillement maximal. Ils appartiennent principalement à la classe des Anthozoaires (Octocoralliaires : coraux mous, corail rouge, gorgones, corail bleu ; hexacoralliaires : coraux constructeurs de récifs, corail noir) mais également à celle des Hydrozoaires (corail de feu). Certains Bryozoaires (ou Ectoproctes) sont appelés faux-corail en raison de leur ressemblance avec le corail rouge.

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Dinoflagellés (ou Dinophytes ou Pérédiniens) -
Les dinoflagellés (du grec "dinos" tourbillon) sont des eucaryotes unicellulaires possédant deux flagelles placés perpendiculairement l'un à l'autre. Ils possèdent des caractères très particuliers qui les différencient des autres organismes eucaryotes et qui justifient leur réunion au sein d'un même groupe taxonomique. Généralement de couleur marron, ils ont comme caractéristique principale, des chromosomes condensés en permanence dans un noyau dénommé dinocaryon ou mésocaryon. Chez beaucoup d'espèces, le cellule est protégée par une thèque constituée de plaques rigides de cellulose. Les dinoflagellés ont un diamètre de 10 à 12 µm. Ils peuvent être autotrophes, hétérotrophes ou mixotrophes. Ils peuvent vivre libre et dans certaines conditions écologiques ils peuvent alors proliférer et donner lieu au phénomène d'eaux rouges (ou red tides) et sécréter des toxines (saxitoxine) pouvant provoquer une mortalité considérable des animaux du benthos et du plancton, ou rendre très dangereuse, pour l'homme, la consommation de coquillages ou de poissons (cas de Gonyaulax par exemple). Ils peuvent aussi vivre en symbiose avec de nombreux protistes (ciliés, foraminifères, radiolaires) ou invertébrés marins (spongiaires, cnidaires, mollusques).

Les dinoflagellés les plus fréquemment rencontrés dans les symbioses marines avec les Cnidaires appartiennent au genre Symbiodinium. Alors qu'initialement il semblait n'y avoir qu'une espèce de Symbiodinium (Symbiodinium microadriaticum), des variations génétiques ont été détectées entre les différents Symbiodinium et actuellement plusieurs types de dinoflagellés génétiquement différents ont été identifiés. Certains Cnidaires qui semblent phylétiquement proches, portent des symbiotes différents. Des études récentes montrent qu'une même espèce de Cnidaire peut contenir plusieurs types de dinoflagellés différents. Étant donné le statut taxonomique incertain de la plupart des Symbiodinium, il est prudent de dénommer les dinoflagellés trouvés chez différents hôtes en différents endroits Symbiodinium sp.

Hors de l'association symbiotique, les dinoflagellés sont mobiles, chaque cellule possède deux flagelles qui émergent à la jonction entre un sillon transversal et un sillon longitudinal à la surface de la cellule et qui s'étendent le long de ceux-ci. Dans l'association symbiotique, les cellules ne produisent pas de flagelle bien que les bases flagellaires soient présentes. Chaque individu possède quatre organites principaux : noyau, chloroplaste, pyrénoïde et corps d'accumulation. Le chloroplaste lobé, constitué de thylakoides, est périphérique. Les principaux pigments sont les chlorophylles a et c2, le ß-carotène et des xanthophylles (péridinine, diadinoxanthine, dinoxanthine). Le pyrénoïde, relié à la face interne du chloroplaste par un court pédoncule, contient la ribulose 1,5-diphosphate carboxylase oxygenase, enzyme responsable de la photosynthèse. Le corps d'accumulation est une vacuole propre aux dinoflagellés symbiotiques et sa fonction est mal connue.

Diploblastique (ou diblastique)
- Se dit d'un organisme formé à partir de deux feuillets épithéliaux (ectoderme et endoderme) : Cnidaires, Cténophores.


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Effet de serre - Phénomène climatologique par lequel les couches inférieures de l'atmosphère (principalement la vapeur d'eau, le gaz carbonique, le méthane) retiennent les radiations infrarouges émises par la réflexion des rayons solaires sur la surface de la terre.

Eutrophisation
- Modification des écosystèmes aquatiques, due à un enrichissement en nutriments (sels minéraux) et se traduisant par l'augmentation de la production d'algues et la diminution de la transparence des eaux.

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Hexacoralliaire - Sous-classe des Anthozoaires, dont la bouche est entourée de 6 ou un multiple de 6 tentacules. Peuvent-être solitaire ou coloniaux. Cette sous-classe comporte les anémones de mer (Actiniaires), les coraux constructeurs de récifs (Scléractiniaires ou Madréporaires), les Cérianthes, les Zooanthaires et les Antipathaires (corail noir).

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Mésocosme -Dispositif expérimental clos de taille variable destiné à étudier les effets des paramètres environnementaux ou les polluants sur un écosystème complet ou sur quelques éléments isolés de cet écosystème.

Mésoglée
- Chez les Cnidaires les deux feuillets épithéliaux (ectoderme et endoderme) sont séparés par une couche "gélatineuses" semblable à la lame basale des vertébrés. La mésoglée est riche en collagène et en fibres élastiques. La matrice dans laquelle baignent les fibres est essentiellement constituée d'un complexe de protéines-polysaccharides hydratés. Cette composition offre élasticité et rigidité au polype entier. La mésoglée contient 95% d'eau chez les méduses et une quantité un peu plus faible chez les formes polypes.

  N Haut de page

Nématocytes : voir Cnidocytes

Nessel (cellules de) : voir Cnidocytes

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Octocoralliaires - Sous-classe des Anthozoaires, dont la bouche est entourée de 8 ou un multiple de 8 tentacules pennés (petites expansions, ou pinnules, disposées sur deux rangées). Ils sont tous coloniaux. Le squelette peut-être axial organique ou organe-minéral, ou disséminé dans le tissu (mésoglée) sous forme de grains de calcaire (spicules) dont la forme est spécifique d'un genre donné. Comportent les Gorgonidés (gorgones), les Corallidés (corail rouge), les coraux mous (ou Alcyonnaires), les Hélioporidés (ou corail bleu), les Pennatulidés (plumes de mer, vérétille), les Stolonifères (orgues de mer ou Tubipores).

  P Haut de page

Pérédiniens : voir Dinoflagellés

Polype
- Il constitue l'unité de base du corail. C'est une vésicule fixée ne possèdant qu'un seul orifice, qui a les fonctions de bouche et d'anus et entouré d'une ou plusieurs couronnes de tentacules creux terminés ou non par un renflement, l'acrosphère. La bouche se prolonge par un court œsophage, le stomodeum, au-dessous duquel se trouve la cavité gastro-vasculaire ou cœlentéron qui se prolonge par un étroit canal jusqu'à l'extrémité des tentacules. Le stomodeum est constitué d'un pharynx ectodermique et de cloisons gastriques à orientation radiaire, alternant avec les tentacules. La partie supérieure de l'animal qui porte les tentacules est appelée disque oral et la partie inférieure qui surmonte le squelette est appelée disque basal ou aboral. Le disque oral est relié au disque basal par la colonne murale. Le polype peut être isolé (comme chez l'anémone de mer ou le corail Fungia), ou colonial, formant alors un véritable super-organisme. Dans certains cas, les polypes peuvent également présenter des spécialisations (pour la capture de nourriture, gastrozoïdes, pour la reproduction, gonozoïdes…).

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Reproduction asexuée - ne fait pas intervenir de gamètes (reproduction végétative chez les plantes). La reproduction asexuée se fait au dépens des tissus de l'organisme parental : simple scissiparité (protistes, anémone de mer ...), bourgeonnement.

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Scléractiniaire ahermatypique - ne participe pas à l'élaboration du récif corallien. La limite entre hermatypique et ahermatypique est parfois difficile à établir.

Scléractinaire aposymbiotique - est dépourvu momentanément de ses zooxanthelles.

Scléractiniaire hermatypique - participe à l'élaboration du récif corallien.

Scléractiniaire zooxanthellé - possède des dinoflagellés symbiotiques, les zooxanthelles.

Symbiose
Lorsque le botaniste allemand Anton de Bary (1831 - 1888) propose en 1879 le mot symbiose, cette notion Initialement définie en 1879 par le botaniste allemand Anton de Bary (1831 - 1888) comme la vie en association de différents organismes (incluant donc le parasitisme), la notion de symbiose est actuellement restreinte aux associations à bénéfice mutuel (ou mutualisme).

La symbiose est une association qui dure pendant au moins une partie du cycle biologique, entre deux ou plusieurs organismes spécifiquement distincts. Cette association conduit à la formation d'une nouvelle entité biologique, le symbiocosme, lui-même soumis à la sélection naturelle. Au plan physiologique, la symbiose permet généralement une meilleure adaptation au milieu et, au plan génétique, elle est un moyen sophistiqué d'acquérir de nouveaux gènes par transfert latéral. L'intégration du symbiote au métabolisme de l'hôte est parfois si poussée que le symbiote fait figure de nouvel organite cytoplasmique. Pour certains chercheurs, il s'agit là de l'un des moteurs les plus puissants de l'évolution.

Les formes de vies supérieures apparues au cours de l'évolution doivent leur existence à la symbiose. En effet, il est maintenant solidement admis que les cellules supérieures résultent d'une incorporation de bactéries réalisées il y environ 1 à 1,5 milliards d'années dans des cellules primitives les deux organismes vivant se prodiguant des bénéfices mutuels. Ces bactéries se sont d'ailleurs tellement bien intégrées dans leur nouveau milieu qu'elles ne peuvent plus maintenant vivre isolées : ce sont les mitochondries, véritables centrales énergétiques de nos cellules.
De même, les chloroplastes, organites à l'origine de la photosynthèse des plantes ont également une origine endosymbiotique. Cette théorie, développée depuis ces 30 dernières années par Lynn MARGULIS, tire son origine de travaux réalisés à Monaco au début du siècle par le Dr. Paul PORTIER, collaborateur de S.A.S. le Prince Albert 1er et auteur de l'ouvrage "Les Symbiotes" publié en 1918.
Mais la symbiose ne se limite pas à cette étape de l'évolution cellulaire et les associations symbiotiques sont à la base même de la vie sur terre : les plantes légumineuses (haricot, fève, soja, luzerne...) par exemple doivent leur succès à une symbiose contractée avec des bactéries.
L'énorme biodiversité représentée par les récifs coralliens est également due à une symbiose entre la cellule animale du corail et un protiste végétal (dinoflagellé). Ce dinoflagellé, appelé zooxanthelle, en réalisant la photosynthèse, fournit à sa cellule hôte des molécules énergétiques que celle-ci utilise, lui évitant d'avoir à se nourrir par elle-même. En échange, la zooxanthelle est hébergée et reçoit en plus des déchets azotés provenant de l'hôte et qui sont à la base de sa propre nourriture.

Symbiote - Partenaires d'une symbiose. Généralement, le plus grand des organismes est appelé hôte et le plus petit symbiote.


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Zooxanthelle - voir Dinoflagellés
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Dernière mise à jour le : 9 mars 2013
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