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En 1990, le Laboratoire de Surveillance de la Pollution, l'Observatoire
de Météorologie et de Sismologie du C.S.M. furent pris en
charge par le Service de l'Environnement du Gouvernement Princier. Ce
transfert fut motivé par le haut degré de standardisation
atteint par les techniques de surveillance de l'environnement. En particulier,
le contrôle de la pollution avait quitté le domaine de la
recherche pour entrer dans celui des techniques administratives attachées
à la vérification des normes de qualité applicables
en matière d'environnement.
La même année, la Principauté de Monaco adhérait
à l'Accord Partiel Ouvert en matière de prévention,
de protection et d'organisation des secours contre les risques naturels
et technologiques majeurs (Accord EUR-OPA). Cet accord, adopté
par une résolution du comité des ministres du Conseil de
l'Europe, le 20 mars 1987, avait pour objectif principal de dynamiser
la coopération entre les états membres, en faisant appel
à toutes les ressources et connaissances actuelles, afin d'assurer,
face aux risques majeurs, une prévention, une protection et une
organisation des secours plus efficaces. L'accord est dit " ouvert
" car tout État non membre du Conseil de l'Europe pouvait
demander à y adhérer. Au moment de l'adhésion de
la Principauté de Monaco à cet accord, huit centres participaient
au réseau. Il s'agissait du Centre européen pour la médecine
des catastrophes à Saint-Marin, du Centre Universitaire européen
pour les biens culturels à Ravello (Italie), du Centre européen
pour la prévention et la prévision des tremblements de terre
à Athènes (Grèce), du Centre euro-méditerranéen
sur la contamination marine accidentelle à La Valette (Malte),
du Centre européen de formation sur les désastres naturels
à Ankara (Turquie), du Centre européen sur les risques géo-
et morphodynamiques de Strasbourg (France), du Centre européen
de géodynamique et de sismologie (Luxembourg) et du Centre européen
de recherche des techniques d'information du public en situation d'urgence
à Madrid (Espagne). Suite à son adhésion à
cet Accord, la Principauté de Monaco créait au sein du Centre
Scientifique de Monaco, l'Observatoire Océanologique Européen
(O.O.E.). Cet Observatoire recevait initialement pour mission de développer
des recherches ayant pour objectifs la prévention des risques écologiques
majeurs et la régénération des milieux dégradés.
L'objectif proposé était alors d'étudier l'effet
des modifications climatiques sur les écosystèmes coralliens.
Ces derniers avaient été choisis en raison de i) leur rôle
majeur dans le cycle global du carbone et du calcium à l'échelle
planétaire, ii) leur sensibilité particulière aux
changements climatiques qui se manifestait par le phénomène
de blanchissement et qui pouvait constituer un signal précoce d'alerte.
Afin de développer ces recherches, le C.S.M. s'est doté,
tout d'abord, d'une équipe de Physiologie et Biochimie qui
a rapidement accueilli des étudiants en thèse de différentes
nationalités. En 1993, une équipe d'Écophysiologie
était également créée pour développer
des recherches pluridisciplinaires de l'écosystème à
la molécule. Celles-ci visaient à mieux comprendre les effets
des perturbations climatiques sur les écosystèmes coralliens
et à mettre au point des méthodes de détection des
stress environnementaux.
De 1994 à 2001, suite à la prolifération en Méditerranée
de l'algue tropicale Caulerpa taxifolia, une équipe d'Écologie
expérimentale a été également créée
à la demande du Gouvernement Princier.
Depuis octobre 2001, les activités liées à l'Accord
Partiel Ouvert du Conseil de l'Europe sont passées sous la tutelle
du Délégué Permanent de la Principauté de
Monaco auprès des Organismes Internationaux. Les activités
du CSM sont ainsi recentrées autour des mécanismes de la
Biominéralisation et
de la Symbiose Marines, avec pour principal
objet d'étude les coraux constructeurs de récifs, le corail
rouge de Méditerranée et les organismes apparentés.
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