Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, ou anglais Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC) a publié au début de cette année son dernier rapport confirmant de façon non équivoque que la terre subit un réchauffement climatique généralisé.
Il devient donc important de développer des modèles permettant d’appréhender les effets de ce réchauffement sur les écosystèmes du globe. Pour cela il est nécessaire de bien connaître les climats passés et leurs effets biologiques.
Dans ce but, on peut étudier les bulles d’air piégées dans les glaces polaires, ou bien les cernes des arbres, mais ces mesures ne donnent que des informations partielles sur les climats passés du globe. Une autre méthode très utilisée consiste en l’étude des squelettes d’organismes marins et principalement ceux des coraux constructeurs de récifs.
Mais comment lire un livre dont on ne connaît pas l’alphabet ? C’est le problème auquel sont confrontés les paléoclimatologues (spécialistes de l’évolution des climats passés).
Afin d’optimiser l’utilisation des squelettes de coraux pour la reconstruction des climats passés, un séminaire regroupant une vingtaine de spécialistes de divers domaines en provenance de 6 pays s'éest réuni les 4 et 5 juin dernier sur l’invitation du Centre Scientifique de Monaco et en collaboration avec le Musée d’Anthropologie Préhistorique.
En effet, le Centre Scientifique de Monaco est l’un des rares laboratoires au monde à pouvoir développer une approche expérimentale de la paléoclimatologie récifale grâce à son savoir-faire sur la biologie et la culture des coraux.