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GDRI : Au secours des récifs coralliens

Les récifs coralliens étaient au coeur des débats du colloque inaugural du GDRI, le Groupement de Recherche International, du 1er au 3 septembre au Musée océanographique. Organisé par le Centre Scientifique de Monaco, le colloque était financé par le CNRS et soutenu par le Gouvernement Princier.


A l’occasion de l’ouverture du colloque, après le message d’accueil de Robert Calcagno, directeur général de l’Institut océanographique Fondation Albert Ier et du musée océanographique, le Prince devait déclarer notamment : « Les récifs coralliens illustrent parfaitement la notion de biodiversité puisqu’ils abritent plus de 30 % de toute la vie marine sur la faible surface qu’ils recouvrent, soit moins de 0,2% des océans. (…) Dans une perspective de développement durable, la nature ne peut être dissociée de l’homme et les récifs montrent à quel point leurs destins sont liés. En effet, la vie d’un demi-milliard d’êtres humains de plus de cent pays en dépend. »


Les objectifs du GDRI « Biodiversité des Récifs Coralliens » sont ainsi d’associer les principales équipes au monde sur ces thématiques afin de promouvoir une réelle recherche interdisciplinaire sur les relations Homme – Ecosystème et de décrire et d’analyser les différents aspects de la biodiversité des récifs coralliens de la communauté à la molécule afin de comprendre les potentialités d’adaptation de ces milieux fragiles aux perturbations environnementales et donc d’anticiper ces atteintes. Cette réunion s’inscrit dans la volonté du Prince Albert et du gouvernement princier de prendre une part active dans la protection des écosystèmes fragiles, récifs coralliens, milieu polaire ou Méditerranée. Les récifs coralliens sont considérés comme des oasis de vie en plein océan. Ils précipitent près de la moitié du calcaire à la surface du globe, jouant ainsi un rôle essentiel dans le cycle du gaz carbonique. Cependant, ces écosystèmes sont fortement menacés : mortalités massives en Méditerranée, blanchissement en milieu tropical, principalement provoqué par une augmentation de 2 à 3° de la température de l’eau de mer au-dessus d’une certaine valeur. Ce phénomène provoque la rupture de l’association symbiotique qui existe entre le corail et ses algues, provoquant le palissement des animaux, d’où le nom de blanchissement. Actuellement, 16 % des récifs coralliens ont été éliminés par le seul blanchissement de 1998, qui a provoqué la mort de colonies âgées de plus de 1000 ans. A ce rythme, 40 à 60 % des récifs pourraient disparaître durant les 50 prochaines années. La Principauté de Monaco est associée au secrétariat de l’International Coral Reef Initiative (ICRI) assuré par la France et Samoa depuis le 1er juillet. Créée en 1994 par huit pays (la France, les Etats-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni, le Japon, la Jamaïque, les Philippines et la Suède), l’ICRI a été le moteur d’actions scientifiques, publiques et de la société civile visant à protéger les récifs coralliens et les écosystèmes associés. L’Initiative Internationale pour les récifs coralliens est un partenariat public- privé unique en son genre qui rassemble des gouvernements, des organisations internationales, des entités scientifiques, et des organisations non-gouvernementales attachés à inverser la tendance à la dégradation des récifs coralliens et écosystèmes associés à travers le monde et notamment les mangroves et les herbiers. Pour ce faire, l’ICRI favorise la conservation et l’exploitation durable de ces ressources pour les générations à venir. La prochaine réunion de l’ICRI se tiendra aussi au Musée océanographique de Monaco en janvier 2010. Plusieurs grands projets ont été évoqués lors de la réunion du GDRI. Ainsi, le CSM va participer à la mise au point d’une méthode moléculaire de l’évaluation de l’état de santé des récifs, en collaboration avec l’Australie, Israël et un laboratoire du Muséum National d’Histoire Naturelle liée au CNRS mais aussi à une évaluation de la valeur économique des récifs, prenant en compte non seulement les biens dérivés directement du récif mais également la richesse socio-culturelle issue des milieux récifaux.

 





   
     
 
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Dernière mise à jour le : 12 avril 2010
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