
Contrairement à une algue libre, le Dinoflagellé symbiotique
n'est pas directement en contact avec l'eau de mer, puisqu'il se trouve
en situation intracellulaire, au sein des cellules endodermiques de l'animal,
à l'intérieur d'une vésicule. Il est donc intéressant
de déterminer le rôle respectif de l'hôte animal et du
symbiote dans cette association. Cette étude a été
réalisée par de nombreuses approches complémentaires
utilisant à la fois les coraux constructeurs de récifs et
les anémones de mer.
Nous avons ainsi montré que l'hôte animal participait activement
à l'absorption du carbone inorganique pour alimenter la photosynthèse
de son symbiote. Le mécanisme mis en jeu fait appel à
une H+-ATPase membranaire qui, vraisemblablement,
permet la déshydratation du HCO3-
présent en grande quantité dans l'eau de mer en CO2,
qui diffuse alors dans la cellule. Une anhydrase carbonique intracellulaire
facilite alors l'équilibre du CO2 avec
le HCO3- intracellulaire,
empêchant un flux de retour.
Ainsi, il apparaît que le corail est l'un des rares organismes à
absorber activement le gaz carbonique alors que les animaux le rejettent
normalement. Les coraux contrôlent donc la photosynthèse de
leurs symbiotes.
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