
Les coraux présentent la particularité de "cultiver"
des algues unicellulaires (protistes Dinoflagellés) à l'intérieur
de leurs cellules. Ces dernières, par leur photosynthèse,
les rendent potentiellement indépendants de la nutrition classique.
On pense actuellement que ce phénomène, appelé Symbiose, est à l'origine de la formation des cellules qui composent
notre corps et celui de tous les organismes supérieurs.
Cette théorie, développée depuis ces 30 dernières
années par Lynn MARGULIS, tire son origine de travaux réalisés
à Monaco au début du siècle par le Dr. Paul
PORTIER, collaborateur de S.A.S. le Prince Albert Ier et auteur
de l'ouvrage "Les Symbiotes" publié en 1918.
L'étude de la symbiose a des implications fondamentales évidentes,
puisqu'elle peut conduire à une meilleure connaissance des processus
évolutifs qui ont conduit à la formation de nos cellules.
Au-delà de ces aspects fondamentaux, l'étude de la symbiose
présente de nombreuses applications dans le domaine, en pleine expansion,
des Biotechnologies marines telles que la purification de substances
d'intérêt pharmacologique, la mise au point de cultures cellulaires,
l'utilisation d'organismes (zooxanthelles, bactéries symbiotiques)
à des fins appliquées.
Un intérêt très actuel des coraux et des anémones
de mer est lié à leur mode de vie qui les contraint à
s'exposer au soleil pour assurer la photosynthèse de leurs symbiotes
les exposant ainsi aux rayons du soleil et à des quantités
toxiques d'oxygène. Ce sont ces mêmes symbiotes qui les protègent
des "coups de soleil" et des stress oxydants en produisant des
substances qui présentent un intérêt pharmaceutique
pour l'homme.
C'est la compréhension de ces mécanismes de protection pourrait
nous aider à nous protéger des effets toxiques du soleil et
de l'attaque des radicaux libres dont il est suggéré qu'ils
sont à l'origine du vieillissement.
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