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Les Scientifiques au chevet des récifs coralliens
Dans le cadre du récent congrès de la Society for Experimental Biology (SEB2006, Société de Biologie Expérimentale), qui a réuni 700 scientifiques du monde entier à l’Université du Kent à Canterbury (Angleterre), une session a été organisée le mardi 4 avril dernier pour faire le point sur les effets des changements climatiques sur les récifs coralliens. Parmi les huit conférenciers invités à présenter des synthèses de leurs résultats à cette session, organisée par le Professeur Ove Hoegh-Guldberg, un spécialiste australien des récifs coralliens, le Professeur Denis Allemand, Directeur du Centre Scientifique de Monaco, a présenté les derniers résultats acquis dans le centre de recherche monégasque.
On le sait, les récifs coralliens sont un temple de la Biodiversité marine puisqu’ils abritent au moins 30 % de toute la faune marine connue à ce jour, y compris les poissons, et ceci dans une surface qui correspond à moins de 0,2 % de la surface totale des océans. Les changements climatiques actuellement observés modifient ces écosystèmes avec comme effet le plus visible le blanchissement des coraux. On estime que ce phénomène a irrémédiablement détruit 20 % des récifs mondiaux. Dans les Caraïbes par exemple, les communautés coralliennes ont été décimées à plus de 80% dans beaucoup d’aires récifales, mais des signes de récupération se manifestent dans certains récifs. Des phénomènes similaires de mortalités massives sont également observés en Méditerranée.
Parmi les paramètres liés aux changements climatiques, les chercheurs du Centre Scientifique de Monaco sont spécialistes des effets de l’augmentation de la température des océans, de l’augmentation du gaz carbonique, phénomène qui induit une acidification de l’eau et des effets des rayonnements ultra-violets sur la croissance et la calcification des coraux, tant méditerranéens que tropicaux. Le laboratoire monégasque possède une expertise mondialement reconnue dans ce domaine. |
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