Economie environnementale

La déclaration de Monaco, élaborée à la demande de S.A.S. le Prince ALBERT II suite à la tenue en Principauté du Second Symposium International sur les Océans dans un monde riche en CO2 organisé par l’UNESCO, a été signée par 155 scientifiques appartenant à 26 nations. Parmi les recommandations de cette déclaration, un rapprochement entre économistes et scientifiques était préconisé. C’est dans le but de répondre à cette attente que le Centre Scientifique de Monaco s’est associé à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (A.I.E.A.) pour créer un groupe de travail intitulé « The Monaco Environment and Economics Group ».

En effet, les résultats scientifiques accumulés par ces deux institutions sur les problèmes liés à l’acidification des océans doivent maintenant pouvoir être « traduits » en termes utilisables par les décideurs politiques. Seule une évaluation précise des conséquences économiques des changements climatiques en milieu marin, et plus particulièrement de l’acidification des océans, réalisée en concertation étroite avec les équipes scientifiques pourra permettre d’instaurer ce dialogue et d‘établir des recommandations rigoureuses. C’est la raison qui a conduit à ouvrir le C.S.M. à l’économie environnementale afin d’associer étroitement les chercheurs biologistes et les économistes sous la conduite du Dr Nathalie HILMI, Chargée de Recherche en Économie Environnementale.

Le rôle de ce groupe est :

  • d’assurer un suivi opérationnel de la Déclaration de Monaco en promouvant des recherches à l’interface Sciences dures / Sciences économiques,
  • de développer une recherche spécifique à la Principauté sur les conséquences économiques des changements climatiques, plus particulièrement en milieu marin,
  • de gérer l’organisation d’une conférence « Economics of Ocean Acidification: Bridging the Gap between Ocean Acidification Impacts and Economic Valuation » dont la première édition aura lieu à Monaco du 16 au 18 novembre 2010.