mercredi 4 octobre 2017

Publication scientifique en Astrophysique

Le CSM associé à la détection de la première onde gravitationnelle par le détecteur d'ondes européen Virgo

 

Pour la première fois de son histoire, le détecteur d’ondes gravitationnelles Virgo, situé à Cascina près de Pise en Italie a mesuré le passage d’une onde gravitationnelle. Cette onde était provoquée par la fusion de 2 trous noirs ayant des masses d’environ 31 et 25 fois la masse du soleil, et situés à environ 1,8 milliards d’année-lumière de nous.

En conjonction avec les mesures réalisées par les interféromètres américains LIGO, cette détection permet de réduire l’incertitude sur la position de la source, et pour la première fois d’extraire des informations sur la polarisation d’une onde gravitationnelle du signal.

En passant d’un réseau de deux à trois détecteurs, le volume d’Univers susceptible de contenir la source du signal GW170814 est réduit de plus d’un facteur 20. La région du ciel correspondante mesure seulement 60 degrés carrés, plus de 10 fois moins que si l’on restreint l’étude aux seuls interféromètres LIGO. La précision avec laquelle la distance de la source est mesurée est également améliorée grâce à la présence de Virgo. Réduire ainsi le volume d’Univers à explorer est important car de nombreuses fusions d’objets compacts – en particulier dans le cas d’étoiles à neutrons –, devraient émettre des ondes électromagnétiques dans une large gamme de fréquence en plus d’un signal d’ondes gravitationnelles. Dans le cas de GW170814, la localisation largement améliorée de la source dans le ciel a permis à 25 télescopes d'effectuer des observations complémentaires mais aucun signal électromagnétique n'a été identifié – on n’en attend d’ailleurs aucun dans le cas de la fusion de trous noirs. 

La collaboration Virgo comprend plus de 280 physiciens et ingénieurs appartenant à 20 groupes de recherche européens différents : six du Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) en France; huit de l'Istituto Nazionale di Fisica Nucleare (INFN) en Italie; deux aux Pays-Bas dont le laboratoire Nikhef ; le RCP MTA Wigner en Hongrie ; le groupe POLGRAW en Pologne ; l’Espagne avec l'Université de Valence ; enfin EGO, le laboratoire qui héberge le détecteur Virgo, situé près de Pise en Italie.

Cette découverte, dont la publication a été acceptée par la revue Physical Review Letters a été faite par la collaboration Virgo et la Collaboration Scientifique LIGO, laquelle inclut la collaboration GEO et OzGrav. Olivier Minazzoli, Chargé de recherche du CSM, est co-auteur de cette étude, pour son travail au sein de la collaboration Virgo.

 
 

Pour plus d’informations :

- Dr Olivier Minazzoli, Chargé de Recherche au Centre Scientifique de Monaco, Université Côte dAzur, OCA, CNRS, Artemis, 06304 Nice, France

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