jeudi 9 novembre 2017

La Gazette de Monaco - Novembre 2017

Le microscope et la méduse (suite)

Lors de sa découverte, la Green Fluorescent Protein (GFP) n’était qu’une curiosité biologique. Celle-ci, nous l’avons vu le mois dernier, avait été découverte presque par hasard par le professeur Osamu Shimomura en étudiant la bioluminescence d’une petite méduse, Aequorea victoriaNous allons voir ce mois-ci comment cette protéine a bouleversé la biologie. Plusieurs acteurs ont participé à cette découverte.

 

 

 

Lors de l’attribution de son Prix Nobel en 2008, Osamu Shimomura avait déclaré : « Je ne connaissais aucune utilisation possible de cette protéine… Je n’ai eu aucune idée d’une application des protéines fluorescentes vertes pendant très longtemps ». Le déclic date en fait de 1992 : le gène codant pour cette protéine est séquencé par Douglas Prasher du Woods Hole Oceanographic Institute (Etats-Unis) et ses collaborateurs. 
Douglas Prasher entrevoit déjà l’intérêt de ce clonage en biologie du développement, tout comme Martin Chalfie, un biologiste de l’université Columbia à New York qui possède les outils biologiques pour ces applications.

Comment en effet suivre l’expression d’un gène dans un organisme ?

Professeur Denis Allemand

Directeur scientifique du Centre Scientifique de Monaco

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