lundi 4 décembre 2017

La Gazette de Monaco - Décembre 2017

La méduse et le rôle du sommeil

Les méduses sont décidément pleines de surprises. Nous avons vu le mois dernier qu’elles avaient permis de révolutionner la biologie et la médecine par la découverte des Green Fluorescent Protein. Une étude parue en octobre dans la revue Current Biology jette un pavé dans la mare de la neurophysiologie…

 

 

Pendant longtemps, on a cru que le sommeil était l’apanage des organismes disposant d’un système nerveux central, le cerveau. On pensait que le sommeil avait évolué à partir d’un simple état de quiescence déjà perceptible chez les organismes unicellulaires. Le sommeil est en effet caractérisé par un état d’inactivité (repos musculaire) et une diminution de la sensibilité aux stimuli externes. Au niveau cérébral, le sommeil est caractérisé par une activité électrique particulière durant le sommeil dit parodoxal où l’on assiste à des mouvements oculaires rapides.
Le contrôle de l’état de sommeil est réalisé à la fois par des rythmes internes (synchronisés par le cycle jour/nuit par exemple) et par une régulation dite homéostasique : la quantité de sommeil est régulée par la durée de l’état de veille (ou de fatigue), on parle de sommeil réparateur. Le sommeil se distingue ainsi du simple état de quiescence qui correspond seulement à une diminution de l’activité, durant laquelle les capacités sensorielles demeurent intactes.

Professeur Denis Allemand

Directeur scientifique du Centre Scientifique de Monaco

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