Ocean acidification

Les rejets de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère liés aux activités humaines : transport, chauffage, industries,  ont augmenté de façon considérable depuis le début de l’ère industrielle et sont une des causes de l’effet de serre entrainant le réchauffement climatique. Mais ce CO2 ne reste pas uniquement dans l’atmosphère, il est en effet en permanence absorbé par les océans et sans eux le réchauffement serait encore plus important. L’augmentation du CO2 atmosphérique s’accompagne d’une augmentation de la quantité de CO2 dans les océans qui, une fois dans l’eau de mer, va se dissoudre. Comme c’est un gaz acide, il va provoquer une acidification de l’eau de mer, ce qui se traduit par une diminution du pH et une modification de la chimie des carbonates.  Ces modifications vont  déstabiliser certains organismes marins qui vivent dans ce milieu et notamment les organismes calcifiants qui ont besoin  de carbonates pour élaborer leur structures calcaires telles que la coquille des mollusques ou le squelette des coraux.
L’une des thématiques de recherche des équipes de Physiologie/Biochimie et Ecophysiologie coralliennes du Centre Scientifique de Monaco est d’étudier comment et pourquoi les coraux vont répondre à l’acidification des océans et pourquoi certaines espèces sont plus résistantes que d’autres. Pour cela les chercheurs miment en laboratoire, dans des aquariums expérimentaux, les conditions d’acidification auxquels devront faire face les organismes dans les océans, en utilisant les valeurs de pH prévues dans les différents scénarios élaborés par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC en Français et IPCC en Anglais). Les chercheurs réalisent également des missions de terrain sur des sites naturellement acidifiés tels que Palau ou la Papouasie Nouvelle Guinée où des espèces de coraux résistantes sont présentes.